Divas… Femmes de talent

C. Dutilleul © Klara Beck - A. Linder © Emanuele Scorcelletti
C. Dutilleul © Klara Beck - A. Linder © Emanuele Scorcelletti
A-  |  A+
Accès au contenu enrichi :Vidéo
Deux grands talents de la musique vivent en Alsace. L’une chante, Coline Dutilleul. L’autre est harpiste, Anja Linder. Et c’est là qu’elles aiment préparer leurs projets, entre deux tournées internationales.

Coline Dutilleul

Sa vie de chanteuse lyrique se déroule à Colmar. Née en Belgique, cette jeune soprano a beaucoup voyagé, des Conservatoires de sa formation en Master Class européens, de récitals en Concours internationaux. Depuis 2015, elle a intégré l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin, pour son plus grand bonheur. « J’arrivais de Cologne, et l’Alsace a été une belle découverte. C’est un vivier florissant de personnes du monde de la musique où j’ai noué des amitiés ». Elle apprécie Colmar, l’ambiance studieuse de l’Opéra Studio, nécessaire à son art… « Je ne suis pas une grande sorteuse », confie-t-elle en riant.

On pourra bientôt écouter Coline dans « Blanche-Neige », de Marius Félix Lange, produit par l’Opéra Studio de l’OnR, du 4 au 11 janvier 2017. Elle y chantera le rôle de la Reine.
Entre deux répétitions, Coline se détend en pédalant sur sa balade préférée, le Canal de Brisach, dont elle apprécie la beauté en toute saison.

Formée aux conservatoires Royaux de Mons et de Bruxelles, Coline multiplie depuis 2005 les projets en tant que soliste, chambriste et choriste. Remarquée dans son interprétation de la musique baroque, elle collabore à d’importantes productions européennes sous la direction des grands maîtres, Simon Rattle, Jordi Savall ou Philippe Herreweghe. Elle s’investit également dans des pièces contemporaines et la musique du monde.

Prochain concert : Les Kindertotenlieder, de Gustav Malher, au conservatoire de Bruxelles, le 19 novembre.


Anja Linder

Anja (prononcer Ania) est tombée amoureuse d’une harpe de concert à 9 ans. Elle étudie au Conservatoire, auprès de Jean-Michel Vigneau, fait des rencontres décisives, Marielle Nordmann et Marie-Claire Jamet, et commence à mener la vie intense et créative dont elle rêvait. Jusqu’à 2001, où un accident terrible, dont elle réchappe paralysée, va bouleverser sa vie. Deux années de cauchemar, pour apprivoiser le fauteuil, et toujours, la harpe au cœur de ses pensées, pour ne pas renoncer. Lors de ses concerts-conférences, Anja raconte « ces instants difficiles qui font avancer, tant qu’on a un but ».

Aujourd’hui, sa prodigieuse vitalité est intacte, comme son talent. Elle a inspiré à deux ingénieurs l’invention d’un nouvel instrument, l’Anjamatic, une harpe électro-pneumatique reliée à un ordinateur pour les changements de pédales (une harpe classique a 7 pédales). Anja enseigne l’instrument à des musiciens valides au Conservatoire de Strasbourg, « sa » ville. « En 2001, c’était une ville pionnière pour l’accession en fauteuil, jamais ce que j’ai fait n’aurait été possible ailleurs ». Entre autres projets, Anja écrit sa biographie (à paraître aux éditions Maximo au printemps 2017). Et le Jardin Botanique de l’Université de Strasbourg qu’elle adore est un peu devenu sa tanière d’écrivaine.

Ses prochaines dates :
- Une conférence-concert à Strasbourg, le 11 novembre.
- Un récital soprano-harpe avec Marion Tassou, le 19 novembre à Cannes.
- Un concert harpe-guitare avec son compagnon, Mickaël Maccari, de musiques en liberté, dont des arrangements de Nino Rota, le 13 octobre à Bourges.


Vidéo